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Derrière l’objectif de Peter Power

11 août, 2021
peter power

Photo : Gyles Dias/Tennis Canada

Peter Power, photojournaliste prime, a l’œil pour raconter des histoires.  

Placé derrière la ligne de fond du Court central pour le match de Félix Auger-Aliassime mercredi matin, il était à un endroit idéal pour capturer ce dont il avait besoin. Comme il travaille avec l’équipe de Tennis Canada pour le tournoi de cette année, il est sûr de prendre des tonnes de photos qui comprennent la foule et le décor, mais admet que son style est plutôt des images plus rapprochées qui se concentrent sur le visage, la raquette et la balle.  

« J’essaie de leur donner des photos d’action très cadrées avec beaucoup d’éclaboussures de sueur, de bonnes expressions, des grimaces, des sourires, de balles qui frappent la raquette et de feutre qui flotte dans l’air », explique Power. « Ce ne sont pas des choses que l’on voit sur les photos plus larges. Nous voulons obtenir des images sportives très percutantes de Félix, mais nous voulons également photographier l’ensemble du stade, les installations, les amateurs sur leur siège, des choses comme ça. »

Power en est à sa cinquième année avec le tournoi, mais à sa première en tant que photographe principal, supervisant un groupe qui comprend un autre vétéran primé, Tyler Anderson, un talent prometteur, Gyles Dias, et le directeur photo Christopher Tanouye. L’équipe commence généralement la journée entre 8 et 10 heures, selon le programme et comme la séance de soirée commence à 19 h, les photographes sont sur le site parfois jusqu’à minuit.  

« Ce sont de longues journées et tout le monde travaille très fort », poursuit Power. « À la fin de la soirée, je n’arrête pas de dire aux gars “Rentrez à la maison, je couvrirai le dernier match », mais personne ne veut partir. Il y a beaucoup d’enthousiasme et une attitude fantastique. Tout le monde est heureux de faire partie de l’équipe. »

Photo : Tyler Anderson/Tennis Canada

L’équipe prend également des photos des joueurs à l’entraînement et lorsqu’ils socialisent. Selon Power, pour travailler dans un événement comme celui-ci, la flexibilité est essentielle. Les demandes spéciales sont aussi fréquentes. Mercredi matin, il s’est précipité pour photographier l’arrivée de Daniil Medvedev en BMW.

Avant de travailler pour le tournoi en 2016, Power avait couvert cette compétition pendant 17 ans et demi pour le Toronto Star et plus de sept ans pour le Globe and Mail. Il dirige maintenant sa propre entreprise de photographie et enseigne au Humber College.

Le portfolio de Power comprend un large éventail de sujets, allant de la vie sauvage à la mode. Il photographie le sport depuis le début de sa carrière et couvre des manifestations sportives comme les Jeux olympiques et les championnats du monde de patinage artistique. Power est lauréat à quatre reprises du Concours canadien de journalisme, dont une fois pour la photographie sportive. Pour lui, le travail consiste moins à prendre des photos qu’à capturer une histoire au fur et à mesure qu’elle se déroule.  

« Il s’agit de raconter une histoire. Il peut y avoir un athlète en compétition, un autre en conversation avec un entraîneur, un autre qui se détend sur le gazon, deux joueurs qui rient ensemble — tout ce qui montrera ce qu’est la vie d’un athlète depuis le moment où il arrive jusqu’au moment où il rentre chez lui le soir. C’est bien de pouvoir saisir ces différents moments pour englober toute l’histoire. »

La COVID-19 a eu des répercussions sur la façon dont les photographes exercent leur travail. En dehors des courts, les expressions faciales racontent une partie très importante de l’histoire, mais elles sont difficiles à saisir derrière un masque. Avant, les photographes avaient facilement accès aux joueurs, mais à cause des nouveaux protocoles, cet accès est beaucoup plus limité, mais il y a une lueur d’espoir.

Photo : Peter Power

La zone derrière le bâtiment principal qui était auparavant occupée par les boutiques et des restaurants est maintenant une zone réservée. Elle a été convertie en aire de loisirs pour les athlètes et leur famille. C’est devenu une zone idéale pour les photographes, qui peuvent y prendre des clichés des vedettes en coulisse.  

« Je pense qu’ils aiment bien cet espace. Ils se lancent le ballon, jouent au basketball ou au soccer, profitent de la belle température. Il y a des tables où s’installent les familles, il y a des poussettes, des choses comme ça. C’est sympa. Ça fait des photos différentes »

Sur le terrain, ils pensent constamment aux angles ; il faut donc choisir le bon endroit et anticiper où les joueurs vont se déplacer et prendre en compte l’arrière-plan. Quand il s’agit de prendre des photos à l’extérieur du terrain, il leur faut plutôt être une mouche sur le mur et établir une connexion avec le sujet, ce qui crée la magie recherchée par tout photographe.

« Les athlètes ont l’habitude d’être entourés de photographes et de médias, ils ne se préoccupent pas trop de nous. S’ils sont distraits par notre présence pendant un instant, on reste sur nos positions et on continue de faire ce qu’on fait. Tout revient à la normale et nos photos sont alors encore plus belles. »

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