l’Omnium Banque Nationale, anciennement la Coupe Rogers

Le Vestiaire des Championnes : 2010 — Caroline Wozniacki

20 mai, 2021

Bienvenue dans cette toute nouvelle série d’articles du site Web officiel de l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers. Année après année, nos tournois de Montréal et de Toronto ont accueilli les meilleures joueuses du monde, certaines d’entre elles ayant même remporté un ou plusieurs titres au Canada.

Dans notre série Le vestiaire des championnes, nous vous proposerons des entrevues avec quelques-unes de nos anciennes championnes au sujet des souvenirs qu’elles gardent de leur triomphe au Canada et de ce qu’elles deviennent aujourd’hui. Cette série est offerte aux abonnés d’En coulisse de l’Omnium Banque Nationale une semaine à l’avance. Pour être parmi les premiers à la lire, inscrivez-vous dès maintenant à notre infolettre.

Parlez du Canada à Caroline Wozniacki et son visage s’illumine rapidement. Participante régulière aux différentes éditions de la Coupe Rogers (maintenant Omnium Banque Nationale) tout au long de sa carrière, la Danoise a connu beaucoup de succès en sol canadien, surtout à Montréal. En plus d’avoir remporté le titre dans la métropole québécoise en 2010 face à Vera Zvonareva (6-3, 6-2), elle a atteint les demi-finales en 2012 et les quarts de finale en 2014. Elle a également participé à la finale en 2017 à Toronto.

« J’adore le Canada et j’adore les deux tournois, à Montréal et à Toronto. Montréal, c’est là où j’ai obtenu mes meilleurs résultats pendant un long moment. J’ai toujours aimé les amateurs et l’atmosphère du tournoi. De plus, il y a aussi plusieurs Polonais qui vivent au Canada et, avec mon père, qui est d’origine polonaise, on en profitait toujours pour visiter les différents restaurants polonais de la Ville. C’était vraiment super », mentionne Caroline en entrevue. « Évidemment, Montréal et Toronto sont des villes très différentes, mais Montréal a une atmosphère plus européenne et Toronto a un côté plus américain. Je suis surtout heureuse d’avoir pu participer autant de fois aux deux tournois. J’ai eu beaucoup de bonnes années au Canada et j’espère pouvoir y retourner, comme spectatrice ou autre. »

Sa conquête du trophée en 2010 à Montréal est évidemment un moment marquant pour elle, surtout qu’elle s’est produite dans des circonstances inusitées. En effet, en raison de la pluie, elle avait dû disputer la demi-finale et la finale le même jour, une première dans sa carrière professionnelle.

« C’était tout un revirement de situation pour jouer la finale. Je ne savais pas comment mon corps allait réagir, mais en définitive, j’ai joué l’un des meilleurs matchs de ma carrière. Grâce à la demi-finale, j’étais déjà bien échauffée et détendue. Je n’étais pas nerveuse non plus puisque j’avais déjà livré une bonne performance le matin. C’est comme si je m’étais mise en mode pilote automatique et ça m’a bien aidée. »

Outre le scénario unique dans lequel s’est déroulée cette consécration, la Danoise soulève que plusieurs éléments ont contribué à rendre ce parcours très spécial. On le rappelle : dans sa course vers le titre, elle avait dû affronter plusieurs joueuses redoutables, soit Patty Schnyder, Flavia Pennetta, Francesca Schiavone, Svetlana Kuznetsova et Zvonareva.

« La plupart des joueuses que j’ai affrontées cette semaine-là avaient été des finalistes ou championnes de Grands Chelems. Il n’y a jamais de tirages faciles au Canada, mais celui-ci était très difficile. Malgré tout, j’ai réussi à jouer mon meilleur tennis et cela m’a apporté beaucoup de confiance. C’était aussi une étape importante vers mon classement comme numéro un mondial. Ce fut globalement un important tournoi pour moi. »

DERRIÈRE LES PERFORMANCES, DES DÉFIS DE SANTÉ

Si le Canada représente généralement de beaux moments pour Caroline, c’est étrangement aussi l’endroit où elle a commencé à ressentir de façon marquée les symptômes d’une maladie inflammatoire chronique (également appelée maladie auto-immune), la polyarthrite rhumatoïde. Au lendemain d’un match de trois manches au tournoi de 2018, elle parvenait à peine à bouger.

« Quand je me suis réveillée, j’éprouvais une douleur extrême. C’était tellement intense, que je n’arrivais pas à lever les bras, même pas pour me brosser les dents. Je n’arrivais pas non plus à sortir du lit, car j’étais épuisée. Je dormais 14 heures par nuit, puis j’essayais d’aller pratiquer pendant une heure et demie, et je redormais 3 ou 4 heures durant le jour. Je dormais donc tout le temps, car mon corps ne pouvait pas supporter la fatigue et la douleur. C’était aussi le premier vrai signal que quelque chose n’allait pas. »

Pendant un long moment, Caroline a consulté un grand nombre de médecins pour comprendre ce qui n’allait pas, mais elle n’arrivait pas à obtenir un diagnostic clair expliquant son mal-être.

« J’ai dû voir cinq médecins avant de rencontrer quelqu’un qui m’a prise au sérieux et c’est souvent un problème vécu par les femmes. On me disait que c’était peut-être mental, que j’inventais ma douleur ou que je n’étais pas assez en forme. Cela me mettait en colère : j’étais numéro 1 ou 2 mondiale à ce moment, reconnue comme une des joueuses les plus en formes du circuit, et on ne m’écoutait pas quand je disais que quelque chose ne fonctionnait pas. Je ne me sentais pas respectée. »

Heureusement, après plusieurs tentatives, elle a fini par rencontrer quelqu’un qui l’a crue et qui a su identifier le problème : Caroline souffrait de polyarthrite rhumatoïde. Différente de l’arthrite traditionnelle, la polyarthrite rhumatoïde est une malade chronique qui affecte l’ensemble du corps, qui s’attaque aux joints et qui engendre beaucoup d’inflammation, de fatigue et d’extrême souffrance. N’importe qui peut y être confronté, qu’il soit jeune ou plus âgé, en forme ou non, et les conséquences mentales et physiques sont souvent dévastatrices.

« Le problème avec les maladies inflammatoires chroniques, c’est qu’on peut avoir une crise intense pendant quelque temps et se sentir ensuite mieux sans raison. Cela devient très dur sur le moral et peut créer toutes sortes de problèmes mentaux comme la dépression. C’est pourquoi c’est important d’en parler, et que les gens trouvent un médecin pour obtenir les bons traitements. »

AVANTAGE POUR ELLE — POUR AIDER ET INFORMER LES FEMMES

Passant de la parole aux actes, Caroline est devenue l’inspiration derrière la campagne mondiale Avantage pour Elle. En collaboration avec UCB, une société biopharmaceutique internationale, la campagne a pour but de montrer qu’aucune femme atteinte d’une maladie inflammatoire chronique ne devrait laisser son affection faire obstacle à ses rêves.

« Cette initiative vient vraiment du fond de mon cœur et compte tellement pour moi. Sur la plateforme Advantage-hers.com, je raconte mon histoire, ce que j’ai ressenti, comment ça s’est déroulé pour obtenir un diagnostic, etc. Le but du site est de sensibiliser les gens et les femmes à la polyarthrite rhumatoïde et aux différentes maladies inflammatoires, mais aussi de transmettre les bonnes informations. Quand j’allais sur le Web auparavant pour me renseigner, cela disait que ma vie serait automatiquement écourtée, que je ne pourrais peut-être pas fonder une famille, etc. Ce n’était pas vrai et c’est l’essentiel de la campagne : transmettre aux gens l’information nécessaire pour qu’ils puissent trouver le bon traitement et vivre mieux. »

À l’heure actuelle, la campagne se concentre plus spécifiquement sur le volet sensibilisation. Le but est de rejoindre un maximum de personnes pour que la maladie soit désormais connue de tous et que ceux qui en sont victimes ne souffrent plus inutilement en silence et puissent parler de leur expérience. Par ailleurs, Avantage pour Elle s’adresse plus particulièrement aux femmes qui vivent des défis différents de ceux des hommes.

« Les femmes ont souvent plus de difficultés à obtenir un diagnostic que les hommes, soit parce qu’elles ne sont pas prises au sérieux ou parce qu’elles défendent moins leurs positions face aux médecins. Pourtant, nous connaissons très bien nos corps, et c’est pourquoi il faut habiliter les femmes à se tenir debout quand elles sentent que quelque chose ne va pas. Également, plusieurs femmes ayant une maladie inflammatoire chronique se demandent bien si elles pourront avoir des enfants. C’est important de dire que oui, et que si les femmes veulent fonder une famille, c’est possible. Je suis actuellement enceinte et j’étais tellement contente d’apprendre que ce rêve que je caressais pouvait se réaliser. ».

Pour en savoir plus sur les maladies inflammatoires chroniques, la campagne Avantage pour elle, l’histoire de Caroline, ou pour obtenir des conseils et des fiches d’informations clés, rendez-vous au https://www.ucb.com/advantage-hers/fr.

Vous pouvez également participer à la campagne Avantage pour Elle en suivant les médias sociaux de Caroline et publiant vos propres histoires en utilisant le mot-clic #AdvantageHers.

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