l’Omnium Banque Nationale, anciennement la Coupe Rogers

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Le vestiaire des champions : 1990 — Michael Chang

18 mai, 2021

Michael Chang of Henderson, Nev., returns the ball towards Spain’s Sergi Bruguera at the ATP Tour World Championships in Hanover, Germany Tuesday, Nov. 11, 1997. Chang won 7-6 (10-8), 6-2. (AP Photo/Christof Stache)

Bienvenue dans cette toute nouvelle série d’articles du site Web officiel de l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers. Année après année, nos tournois de Toronto et de Montréal ont accueilli les meilleurs joueurs du monde et ont couronné plusieurs grandes vedettes.  

Dans notre série Le vestiaire des champions, nous vous proposerons des entrevues avec quelques-uns de nos anciens champions au sujet des souvenirs qu’ils gardent de leur triomphe au Canada. Cette série est offerte aux abonnés d’Encoulisse de l’Omnium Banque Nationale une semaine avant sa publication dans le site Web, alors pour être parmi les premiers à la lire, inscrivez-vous dès maintenant à notre infolettre.

Demandez à Michael Chang quels sont ses souvenirs les plus marquants de l’édition 1990 de l’Omnium Banque Nationale présenté par Rogers et vous remarquerez rapidement qu’un thème revient constamment : la chaleur. Cette année-là, à Toronto, la température atteignait régulièrement 30 degrés Celsius, ce qui rendait les conditions difficiles sur le terrain.

Tout juste entré dans l’histoire en devenant le plus jeune joueur à remporter un tournoi du Grand Chelem — Chang a été couronné champion de l’édition 1989 de Roland-Garros à seulement 17 ans et 109 jours —, l’Américain s’est présenté au premier Omnium Banque Nationale de la décennie suivante en tant que septième tête de série.

Il a bénéficié d’une exemption au premier tour avant de battre le qualifié australien Broderick Dyke par 6-2 et 6-3 au deuxième tour, puis a pris la mesure de l’Américain David Wheaton, neuvième tête d’affiche, 6-0 et 6-3 au troisième. En quart de finale, c’est le favori de l’épreuve Andre Agassi qui l’attendait. Mais Chang n’allait pas seulement affronter son compatriote — qui n’avait pas encore remporté son premier Grand Chelem, mais qui était déjà sur la voie de la célébrité — il allait également affronter un soleil de plomb.

Photo: Michael Baz

« J’ai un peu souffert de la chaleur quand j’ai joué contre Andre », se rappelle Chang. « Et je me souviens qu’il a fait une blague à ce sujet après notre match parce que j’avais des crampes. J’ai réussi à terminer le match, mais il plaisantait en disant que si nous étions restés sur le terrain dix minutes de plus, il aurait fallu appeler les ambulanciers pour me sortir de là. Je me souviens donc que la chaleur a été un facteur important. »

Chang s’est finalement imposé au terme d’une lutte acharnée de 4-6, 7-5 et 7-5, ce qui mettait la table pour un duel contre Pete Sampras (5e) au carré d’as. À quelques semaines du triomphe de Sampras aux Internationaux des États-Unis — son premier sacre en tournois du Grand Chelem — ce fut un autre match savoureux. Il est impressionnant de constater que Chang se souvient avec plaisir d’un point en particulier.

« À l’époque, il [Sampras] avait encore un service assez prédictible et il y avait quelques endroits sur le terrain où il ne se sentait pas aussi à l’aise », mentionne Chang. « Comme on était chez les juniors ensemble et que je me suis entraîné avec lui, je connaissais assez bien son jeu. Je me souviens d’un point précis où je tentais de récupérer une balle et que j’ai fait un lob au milieu du terrain. Il était prêt à faire un smash et j’ai deviné où il allait le frapper. J’ai juste bloqué la balle et cela a produit un coup gagnant. »

Chang a eu raison de Sampras en trois manches de 3-6, 7-6 et 7-5 avant de relever le défi posé par un autre Américain, Jay Berger (4e), en le battant 4-6, 6-3 et 7-6 en finale. Même s’il s’agit de son premier et unique titre de l’Omnium Banque Nationale, il garde un excellent souvenir de ses participations au tournoi canadien. C’est presque comme une maison loin de la maison, en particulier grâce à la surface dure qui lui est familière.

Michael Chang with his Agent Tom Ross in Paris in 2019, on the 30th anniversary of his Roland-Garros victory.

« C’était facile à Toronto », explique-t-il. « Je n’avais pas l’impression d’être très loin de chez moi et c’était un tournoi que tout le monde attendait avec impatience parce que c’est une épreuve importante et j’étais vraiment content de réussir aussi bien là-bas. Le dur est vraiment la surface qui me convenait le mieux parce que j’ai grandi en jouant sur une surface semblable à celle des terrains à Toronto. »

Aujourd’hui, Chang fait partie de l’équipe d’entraîneurs de Kei Nishikori. Le finaliste des Internationaux des États-Unis de 2014 était aussi finaliste de l’Omnium Banque Nationale en 2016, mais Chang n’était pas présent à ce moment-là. Chang est convaincu qu’après un hiatus en raison d’une blessure, le Japonais connaîtra d’autres bons moments.

« Travailler avec Kei est plaisant », commente Chang. « Nous avons fait un petit bloc d’entraînement sur la terre battue il n’y a pas si longtemps, avant le tournoi de Barcelone. Il est sur le chemin du retour et il est en bonne santé, ce qui est l’une des choses les plus importantes pour lui. Quand il est en santé et qu’il joue bien, il peut battre les meilleurs. Cela fait un petit bout de temps, alors c’est bon de revenir sur le circuit après une opération et il obtient de bons résultats. Je suis enthousiaste pour lui pour le reste de l’année. »

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